| Ordre
| | Ici, une voix chaude de félin,
offrande douce d’une main.
Là-bas l’air se comprime
et s’éteint
là-bas l’air se gondole
et s’éteint.
Sous les flots d’objets qui volent
des lambeaux de vie, de chair.
Son souffle est rouge désastreux.
Là-bas l’air se comprime,
là-bas l’air se gondole,
là-bas des bombes tombent
en oboles, talismans, et pourtant...
La terre est ronde sous nos pieds,
la nuit est noire, yeux fermés,
la goutte perle au matin,
le jour se lève d’où tu viens
la peau, les os, la corne,
frêles, si frêles.
Là-bas les bombes,
tombes en chapelets.
Là-bas naissent des morts
sous la fumée.
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